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Agencement Mobilier Bureau

Traiter le bruit des bureaux et des open spaces

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Mur habillé de panneaux acoustiques à lames de bois en biais

L'acoustique de bureau vise à limiter la gêne causée par le bruit, surtout par les conversations intelligibles des voisins. En open space, le risque n'est pas la perte d'audition mais la fatigue et la difficulté à se concentrer, qui se traitent par le plafond, le mobilier et l'organisation.

D'où vient la gêne sonore dans les bureaux

La gêne sonore au bureau tient moins au volume qu'à la nature du bruit. L'INRS souligne que l'exposition journalière en bureaux ouverts se situe nettement en dessous des niveaux qui créent des lésions auditives : un open space ne rend pas sourd. Les seuils réglementaires de 80 et 85 dB(A) du Code du travail visent la protection de l'audition, pas le confort de travail.

Le problème est ailleurs. Selon l'enquête de l'INRS sur les bureaux ouverts, environ un salarié sur deux s'y dit gêné ou très gêné par le bruit, et les conversations intelligibles constituent la première source de gêne. Une phrase comprise accapare l'attention bien plus qu'un bruit de fond régulier. C'est pourquoi le traitement acoustique cherche à réduire la portée de la parole et la réverbération, plutôt qu'à faire le silence.

La norme NF ISO 22955, d'application volontaire, fixe des valeurs cibles de bruit ambiant de 48 à 55 dB(A) selon l'activité de l'espace, et un temps de réverbération de 0,5 s. Le temps de réverbération mesure la durée pendant laquelle un son persiste dans une pièce après son émission ; plus il est court, plus la pièce paraît calme.

Les guides de la rubrique acoustique et cloisons

Le guide du bruit en open space part des sources de gêne pour aller vers les solutions : traitement du plafond, panneaux, zonage des activités et règles de vie partagées. Il explique aussi comment lire les indicateurs de la norme.

Les panneaux acoustiques de bureau se comparent grâce au coefficient d'absorption alpha w, compris entre 0 et 1. Le guide distingue panneaux muraux, suspendus et de bureau, puis cloisons amovibles et vitrées, et précise ce que chacun peut réellement corriger.

La cabine acoustique de bureau, pour un appel ou une courte réunion, répond à un besoin que l'INRS signale : prévoir assez d'espaces fermés pour les conversations. Le guide aborde les tailles, la ventilation, l'éclairage et la compatibilité avec la sécurité incendie du bâtiment, à vérifier au cas par cas.

Les leviers acoustiques par ordre d'efficacité

Les solutions acoustiques n'ont pas toutes le même poids. Les publications de l'INRS permettent de les classer.

Leviers pour un open space plus calme

  • Un plafond absorbant de classe A, soit un coefficient alpha w d'au moins 0,90, jugé indispensable par l'INRS en bureau ouvert.
  • Des cloisonnettes d'environ 65 cm au-dessus du plan, associées à ce plafond, pour atténuer la voix d'un poste à l'autre.
  • Un zonage qui éloigne les activités bavardes des postes de concentration.
  • Des imprimantes et photocopieurs placés hors des zones de travail.
  • Des salles fermées et des cabines en nombre suffisant pour les appels.

Le mobilier seul ne suffit pas quand le plafond est réfléchissant : les panneaux complètent un traitement de base, ils ne le remplacent pas. L'implantation des îlots est développée dans le guide de l'aménagement d'un open space, et l'insonorisation des salles de réunion dans la rubrique accueil, réunion et espaces partagés.

Sources : INRS, ED 6402, « Environnement sonore en bureaux ouverts : évaluation de la gêne et démarche d'amélioration », décembre 2020 ; INRS, NS 375, « Clefs de lecture de la norme NF ISO 22955 », avril 2022 ; Code du travail, article R4431-2 ; INRS, « Travail sur écran : prévention des risques », mis à jour le 11/06/2025.

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